31 janvier 2024

Pourquoi tout le monde ne fait-il pas l'expérience de la puissance d'une prière de la même manière ? C'est la question que pose l'apôtre de district Jürg Zbinden (Suisse) dans le troisième article de la série Pleins feux... consacrée à la devise de l'année 2024. Sa réponse est liée à des attentes.

Les disciples de Jésus connaissaient la prière, mais lorsqu'ils ont entendu Jésus prier, ils ont été tellement touchés qu'ils ont demandé au Maître : « Seigneur, enseigne-nous à prier » (Luc 11 : 1). Nous aussi, nous avons probablement grandi avec notre idée de la manière dont il faut prier. Cependant, sous le service du Saint-Esprit dans la maison de Dieu, le souhait a mûri en nous : nous aimerions prier comme Jésus, puisqu'il est notre plus grand modèle.

La prière est un dialogue avec Dieu. Ce dialogue devrait être pour nous un besoin sincère. Pour Jésus, il en était ainsi. Il parlait volontiers et souvent avec son Père, car il l'aimait par-dessus tout. Qu’en est-il de nous ? L'amour de Christ nous pousse à la prière ! Là où cet amour brûle dans le cœur, on cherche la proximité de Dieu. Le simple fait de savoir que l'on est toujours aimé et compris par notre Père céleste apporte réconfort et confiance.

Malheureusement, pour certains, la prière est aujourd'hui comparable à une visite au bureau d'aide sociale – on ne s'y présente que dans des situations de détresse pour demander l'aide correspondante. Pour d'autres, c'est comme appeler les pompiers lorsque la maison est en feu. La liste des exemples pourrait être allongée sans problème.

Le petit événement suivant m'a fait à la fois sourire et réfléchir :

Dans un district, on était en train de préparer un événement qui devait se dérouler en grande partie en plein air. La météo était plutôt agréable et tous les frères et sœurs se réjouissaient de cet événement particulier. Mais soudain, contrairement à tous les pronostics, de sombres nuages de pluie ont commencé à s'amonceler et les organisateurs, très inquiets, se sont tournés vers l'un de leurs prédécesseurs en lui demandant de prier avec eux pour qu'il fasse beau. Tous se sont rassemblés et ont lutté intensément avec Dieu. La foi des frères était forte ; le Seigneur les aiderait. Le prédécesseur ne devait pas être si sûr que cela. Il est ensuite allé trouver l'un des frères et lui a donné un billet en disant : « Va acheter des parapluies. On ne sait jamais... »

Notre prière doit être portée par une foi d'enfant et la confiance en Dieu. D'une part, cela réjouit notre Père céleste et, d'autre part, la personne qui prie fait l'expérience de la paix et de la certitude ; elle se sent en sécurité dans la proximité de Dieu. En effet : la prière agit !


Photo : Frank Schuldt